Nos Châteaux

Nos Châteaux

 

Hier en me promenant sur la plage, j’ai vu des enfants en train de construire un château de sable rudimentaire pour s’affronter aux vagues de la marée montante. J’ai joué gosse à ce défi, je l’ai continué avec mes enfants, ce furent des occasions de rires, de cris, d’enthousiasme, de réaction d’urgence face aux attaques de la mer, jusqu’à la fin inéluctable des dernières vagues lissant le sol pour effacer la moindre trace. La partie était finie, pas de tristesse, un sentiment de plein. Nous avions passé un moment de partage, de plaisir, de joie, sous le soleil, sur le sable au bord de la mer. Dans une simplicité de moyens, en jouant avec les éléments de la mère Terre, nous nous sommes offert un beau moment de Vie.

Nos œuvres, lorsque nous les considérons du point d’observation de la Vie ressemblent à ces châteaux de sable, elles sont aussi des constructions précaires dans le maelström de la dynamique du vivant. Mais l’œuvre elle-même a-t-elle de l’importance ? Elle s’efface comme le château sous les coups de boutoir répétés des vagues, dans le bilan le monticule de sable ne sera rien, il en restera la valeur de ce moment joyeux, cette parcelle de Vie épanouie, partagée dans une aventure à l’issue pourtant fatale.

Et si notre existence était cela ?