Mais que peut-on savoir du 17 octobre 1961?

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A partir des travaux d'historiens parus les trente dernières années, cet essai récapitulatif recoupe des faits attestés par des acteurs des manifestations algériennes et des témoins de la répression meurtrière. Sans attendre l'éventuelle ouverture tardive de sources tronquées, il s'agit de dégager au minimum ce que l'on peut assurément en savoir. Comme, souvent, les commentaires, méthodologiques ou politiques, recouvrent les faits eux-mêmes et dissolvent leur perception, ils ont été réduits le plus possible ici. Les éléments de compréhension et de reconnaissance viendront plus tard.
Cet essai, sans chercher de surenchère sinistre (ni de sous-enchère diplomatique) repose la question du nombre de victimes. En comparant les faits attestés par différents canaux de témoignages, faits considérés eux-mêmes comme réalistes, et figurant clairement dans des ouvrages au sérieux reconnu, on outrepasse fortement les estimations historiographies courantes (80 décès pour les unes, 200 pour d'autres). C'est une question d'échelle : elle avoisine les 800 morts, auxquels s'ajouteraient les groupes de victimes intégralement disparus, c'est-à-dire sans mention d'aucune sorte.
Si les scènes progromistes (pour reprendre le mot de Pierre Vidal-Naquet) aux alentours de Saint-Michel et des Grands Boulevards sont les plus connues, le présent ouvrage rappelle l'importance sans doute supérieure des manifestations venues de différentes communes de la banlieue nord-ouest de Paris, et qui se sont heurtées aux «fusillades du pont de Neuilly» sans pouvoir atteindre la capitale.
J'ai tenté, aussi, que se dessine un tableau succinct de cette nuit d'abominations.
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